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Amanda Palmer


Compositrice interprète, ancienne membre du groupe Dresden Dolls, Amanda Palmer refuse de se soumettre aux normes esthétiques de la société.
Elle garde tous ses poils, sauf ceux des sourcils qu'elle préfère dessiner elle-même.
(Cliquez sur l'image pour agrandir l'image où l'on aperçoit ses jambes naturelles)
Amanda Palmer n'hésite pas à débarquer sur le tapis rouge en montrant fièrement ses poils (comme Mo'nique).
Et effectivement comme il s'agit d'une célébrité, elle n'a pas échappé une seule seconde à la presse s'interrogeant sur la question des poils...
Ce à quoi elle répond "People assume you're making a statement, but I'm not." (Les gens, assumez que vous faîtes une affirmation, mais moi pas.) Parce qu'elle revendique que chacun-e devrait être en mesure de se libérer du regard des autres et de ce qu'ils en pensent. Ce à quoi elle est relayée à des considérations féministes puisque les observateurs sociaux paresseux qualifient souvent le non-port du soutien-gorge ou le refus de pratiquer l'épilation en tant que métonymie pour le féminisme, et le problème avec les médias c'est qu'ils se soucient davantage de comment les femmes sont habillées et comment elles abordent leur corps plutôt que ce qu'il se passe dans leur tête..
Amanda Palmer affirme qu'elle ne déteste pas le rasage, mais qu'elle déteste tout simplement les règles et les normes oppressantes qui maintiennent l'ordre sur notre corps.

Elle n'hésite pas à promouvoir les poils pubiens, comme dans cette chanson ci-dessous. Le clip nous montre bien qu'elle revendique la diversité, et non pas un seul modèle unique et imposant à toutes.


they don’t play the song on the radio
they don’t show the tits in the video
they don’t know that we are the media
they don’t know that we start the mania
i don’t want to see but i’m making you
ass is off it’s seat and i’m shaking you
walking down the street i’m the lady - ja
showing off my map of tasmania


soft and sweet and shape like a triangle!
some girls want no shape and they shave it all
i think sad it hurts with the stubble
walk in named look like an eight year old!
i say grow that shit like a jungle
give ‘em something strong to hold onto
let it fly in the open wind
if it get too bushy you can trim



they don’t play the song on the radio
they don’t show the tits in the video
they don’t know that we are the media
they don’t know that we start the mania
i don’t want to see but i’m making you
ass is off it’s seat and i’m shaking you
walking down the street i’m the lady - ja
showing off my map of tasmania!!!

MEN

MEN est un groupe de musique electropop ou eletropunk formé par DJ Samson, ancienne musicienne du groupe Le Tigre (au milieu sur la photo ci-dessus).
A travers leurs compositions le groupe évoque essentiellement les questions d'homoparentalité, de queer, et de féminisme et dont on peut sentir un certain militantisme.

Ce groupe se retrouve donc dans ce blog, car les membres n'ont pas peur du poil, notamment DJ Samson avec sa petite moustache visible dont elle assume parfaitement.
Photo du groupe MEN en tournée, on peut apercevoir qu'elles gardent leurs jambes naturelles.


Nina Hagen



Cette vidéo ne traite pas des poils, mais elle montre toutefois la pilosité axillaire de Nina Hagen. Celle-ci provient de l'album Unbehagen paru en 1979. A ce temps là, la pilophobie n'était pas jaillissante puisque les médias ne blâmaient pas la présence de ces poils sur le corps des femmes.
Bon Nina Hagen est une Punk, vous me direz et la provocation elle aime ça ! Mais selon le contexte historique avec le mouvement hippie du début des années 1970, les poils ont une place beaucoup plus valorisante. Comme vous pouvez le voir (ici) , les poils n'étaient pas blâmés chez le corps des femmes.
Cela ne choquait personne, les réactions pilophobes n'existaient pas encore.




Les inégalités entre les sexes ne sont pas que professionnelles

 
L'incorrect
Nettie R Harris
Le correct
Brad Pitt

La plus part des gens d'aujourd'hui pensent qu'il est inadmissible qu'une femme garde des poils aux aisselles. En revanche chez un homme, cela ne pose aucun problème, ça ne choque pas, et personne n'a à l'idée que c'est "sale", alors que tous les êtres humains transpirent de la même manière et qu'importe le genre. 
Beaucoup vous diront qu'il est NORMAL qu'une femme s'épile et qu'il est NORMAL qu'un homme ne s'épile pas. Pour cela on vous renvoi aux symboles traditionnels sexistes d'autrefois "la femme symbolise la douceur, la beauté, la pureté" et quant à l'homme symbolise "la virilité, la force, le courage". Et après on dit qu'on veut pas régresser et qu'on veut évoluer ? Il n'y aura pas d'évolution sans changement de "symboles traditionnels sexistes". La femme n'a pas le droit d'être naturelle, elle n'a pas le choix, elle DOIT s'épiler, et cela vous donne toujours l'impression de vivre dans un pays démocratique libéral ? Même dans le monde du travail, il est inadmissible qu'une femme expose ses aisselles poilues ou ses jambes poilues, alors qu'un homme peut sans contrainte les exhiber.
L'épilation est une pure contrainte de la société qui s'adresse aux femmes, et qui malheureusement commence à s'adresser aux hommes.

Sur le site de Melty Fashion Robert Pattinson est décrit comme ayant "Des écureuils sous les bras".
Ce qui montre bien que l'épilation chez l'homme commence à se démocratiser, et que les poils perdent leur aspect esthétique chez l'homme.

Mo'nique

De son vrai nom Monique Imes, est une actrice américaine célèbre pour avoir jouer le rôle de la mère dans le film Precious de Lee Daniels. Comme vous pouvez le voir sur ces images, Mo'nique s'assume pleinement avec ses jambes velues et ses rondeurs, mais comme pour toutes les célébrités d'hollywood qui ne veulent pas se plier à la norme, elle reste très critiquée par la presse people.
En disant "qu'elle a oublié de faire aller son rassoir avant le gala!", la presse people nie le fait qu'elle ne s'épile pas soit purement intentionnel et pour de bonnes raisons, car tout ce que celle-ci cherche à provoquer chez les lecteurs curieux de la vie des peoples c'est bel et bien du dégoût.
Tout comme Julia Roberts, elle est présentée comme étant un "contre-exemple" à suivre pour les gens décérébrés qui ne font qu'aller dans le sens de la société, d'ailleurs voilà le genre de commentaire que l'on trouve :
Elle fait compétition à Julia Roberts. Je comprends pas ce genre d’oublie."


Mais voilà comment Mo'nique se justifie face à aux questions dérangeantes que lui pose la presse people :

“Je trouve que ça prend trop de temps de se raser, de s’épiler les jambes. C’est trop de travail le matin. Par contre je me rase sous les bras parce que quand ça pue, c’est dégueulasse… Les poils sur les jambes, je crois que c’est un truc de femme noires…”


Cela peut paraître simple comme justification, car elle passe en effet pour une feignasse qui a la flemme de prendre le temps de s'épiler. Il ne s'agit pas d'une revendication féministe, mais juste d'un confort personnel. D'ailleurs la Mo'nique est persuadée que si elle pue, c'est parce qu'elle a des poils aux aisselles, or non ce n'est pas quelqu'un de complétement anti-conformiste, mais il faut quand même avouer qu'en s'assumant telle quelle avec ses poils, elle reste un espoir pour toutes celles qui refusent de s'épiler.  Grâce à son personnage célèbre auprès du grand public, elle permet de diffuser l'idée comme quoi il est possible pour une femme de ne pas s'épiler et d'assumer son refus à l'épilation et au rasage. Il n'y a que grâce à ce type de personnage que notre société peut faire évoluer les mentalités, donc je me permets de dire "Bravo Mo'nique" !


Référence

Julia Roberts

 
Julia Roberts lors de la première du film Rendez-vous à Nothing Hill qu'elle a joué avec Hugh Grant n'a pas hésité à saluer son public en levant les bras malgré ses aisselles poilues.
Cela lui a valu le surnom de Pitty Womana accordé par la presse people qui en a fait tout un scoop pour marginaliser en se moquant de la célèbre actrice à travers ce surnom (Pit signifiant en anglais aiselle, ce surnom fait référence au film Pretty Woman réalisé avec Richard Gere).
Toute cette attaque que lui fit la presse people montre bien l'oppression qui a été faite sur elle. On n'a pas hésité à aller jusqu'à dire qu'elle manquait d'hygiène et qu'elle sentait le cowboy lors des tournages et qu'elle devait probablement avoir des testicules invisibles.
( Comme si l'absence des poils favorisait l'absence d'odeur de transpiration. Ce qui est totalement faux car des gens qui n'ont pas de poils sous les bras dégagent toujours autant une odeur très forte des aisselles, il n'y a qu'à voir aussi les pieds, certains sentent fort des pieds alors qu'ils n'ont aucun poil sur les pieds. L'odeur ne vient donc pas du poil mais de la transpiration.)    
La presse people s'amuse à dire des conneries aux sujets des poils afin de favoriser la vente des crèmes épilatoires, des rasoirs, et de la cire, comme ça ils sont sûrs d'inciter les gens (notamment les femmes et les jeunes fillettes) à s'enlever leur poil pour ne pas être humilié par leur entourage.
Cette attitude est une atteinte à la liberté individuelle. C'est comme si on vous empêchait de vous habiller comme vous le souhaitiez, cela n'engage personne mis à part vous puisque c'est votre corps et qu'il vous appartient.
Il en faut si peu pour faire parler les idiots...
Voici les sources


Penelope Cruz

 
Penelope Cruz à ses débuts sur la première photo(toute jeune et toute naturelle).
Sur la deuxième photo de droite, Penelope a posé pour la marque de bijou De Beers.
Étonnant non ? Qu'on ne lui demande pas de s'épiler les aisselles pour une publicité commerciale ? Il est d'autant plus étonnant que cette pub n'ait pas fait scandale... Ce qui prouve sûrement que c'était à une époque où les poils n'étaient pas autant négligés, contrairement à aujourd'hui.
Elle garde néanmoins tout son charme ainsi que toute sa féminité.
Penelope Cruz dans le film de Alvaro Fernandez Armero "Brujas"
Autres extraits :

Madonna en 1979.

 
Photos érotiques de Madonna à 21 ans (avant d'être une célèbre chanteuse, n'était qu'une actrice de films X)
Cependant comme vous le voyez autrefois dans les films X les poils étaient considérés comme sensuels, 
ils accentuaient le côté érotique. Aujourd'hui, ils sont complétement bannis, et montrent des corps de femmes glabres. Cela peut faire penser à une tendance pédophile vu qu'on enlève un signe prouvant que la femme n'est pas une fillette puisqu'elle est pubère.

(Désolée pour l'image assez crue que l'on peut juger provocante, mais c'est pour montrer qu'elle ne s'épilait pas, sur la première image on voit un bout de jambe de près avec de la pilosité)